En 2026, un emprunteur diabétique paye en moyenne 9 000 à 14 000 € de surprime sur la durée d'un prêt immobilier de 250 000 € sur 20 ans avec une banque traditionnelle. Pourtant, deux dispositifs légaux permettent de réduire massivement ce coût : la loi Lemoine pour les prêts < 200 000 € et la délégation d'assurance pour les autres. Voici le guide concret pour décrocher une couverture juste — y compris avec un diabète insulino-dépendant.
La loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite "loi Lemoine", a transformé l'accès au crédit immobilier pour les personnes atteintes de pathologies chroniques. Deux mesures structurelles :
« Pour la première fois en France, un diabétique peut emprunter jusqu'à 200 000 € sans déclarer sa pathologie. C'est la mesure d'accès au crédit la plus structurante depuis 30 ans. » — Fédération Française des Diabétiques, communiqué février 2022
Concrètement, en 2026, un emprunteur diabétique de 35 ans qui souhaite acheter à 195 000 € sur 22 ans (fin à 57 ans) bénéficie d'une assurance au tarif standard, sans déclaration de la pathologie. La surprime tombe à zéro.
Au-delà de 200 000 €/emprunteur ou si le prêt dépasse 60 ans, le questionnaire médical redevient obligatoire. La Convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), signée par toutes les banques françaises, structure alors le traitement du dossier :
Surprime moyenne observée sur 8 assureurs majeurs (Crédit Mutuel, Allianz, Generali, Cardif, MetLife, Suravenir, April, Cegema) en mai 2026, pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, emprunteur de 40 ans :
| Profil médical | Surprime contrat groupe banque | Surprime délégation | Coût total assurance 20 ans (délégation) |
|---|---|---|---|
| Sans pathologie | 0 % | 0 % | 18 000 € à 24 000 € |
| Diabète Type 2 bien équilibré (HbA1c < 7 %) | 50 % | 30 % | 23 400 € à 31 200 € |
| Diabète Type 2 déséquilibré (HbA1c 7-8 %) | 100 % | 70 % | 30 600 € à 40 800 € |
| Diabète Type 1 bien équilibré | 100 % | 75 % | 31 500 € à 42 000 € |
| Diabète Type 1 avec complications | 150 % | 110 % | 37 800 € à 50 400 € |
Conclusion : la délégation d'assurance permet en moyenne 20 à 40 % d'économie par rapport au contrat groupe de la banque, à profil médical identique. Sur 20 ans, cela représente 7 000 à 12 000 € d'économie.
Le diabète impacte directement les garanties : invalidité, incapacité de travail, perte d'autonomie. Voici les 5 points à contrôler avant signature :
Pour accélérer l'instruction et limiter la surprime, fournir un dossier médical complet et favorable :
Astuce : si le dossier médical présente des indicateurs favorables (HbA1c stable < 7 %, pas de complication, pas d'hospitalisation depuis 3 ans), certains assureurs spécialisés appliquent une surprime réduite à 25-40 % au lieu du 50-100 % standard.
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Obtenir mon devis →Le diabète gestationnel (révélé pendant la grossesse, environ 10 % des grossesses en France) ne doit pas être confondu avec le diabète Type 2. Les assureurs distinguent :
Il est crucial de fournir les bilans post-grossesse (3, 6, 12 mois) pour documenter la résolution et obtenir le tarif standard.
Non, pas en tant que tel. Le droit à l'oubli défini par la loi Lemoine concerne les cancers (5 ans après la fin du protocole thérapeutique) et l'hépatite C virale (idem). Le diabète, étant une pathologie chronique évolutive, ne peut pas être "oublié" puisqu'il nécessite un suivi à vie.
Cependant, la Convention AERAS garantit que :
3 recours sont possibles en 2026 :
Pour des stratégies plus larges sur les défis financiers liés à la maladie ou pour comprendre les garanties santé seniors, consultez nos guides dédiés sur ideZen.
Oui. La loi Lemoine du 28 février 2022 a supprimé le questionnaire médical pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 € par emprunteur et terminés avant 60 ans. Pour les autres dossiers, la Convention AERAS s'applique : l'assureur ne peut pas refuser sans avoir cherché de solution alternative. La surprime moyenne pour un diabète de type 1 bien équilibré est de 100 à 150 %.
Partiellement. Depuis la loi Lemoine, le droit à l'oubli est de 5 ans après la fin du protocole thérapeutique pour les cancers et l'hépatite C, mais le diabète reste une pathologie chronique évolutive. Il n'y a donc pas de droit à l'oubli pour le diabète en tant que tel, mais la Convention AERAS garantit l'examen du dossier et la mutualisation au-delà de 140 % de surprime.
Pour un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, l'assurance contrat groupe banque coûte en moyenne 18 000 à 24 000 € pour un emprunteur sans pathologie. Avec un diabète de type 2 bien équilibré, la prime monte à 27 000 à 36 000 € (surprime 50 à 100 %). En délégation hors banque, la facture descend à 21 000 à 28 000 € pour le même profil.
3 documents minimum : (1) bilan diabétologue de moins de 6 mois avec HbA1c des 3 derniers contrôles, (2) bilan biologique récent (créatinine, bilan lipidique, microalbuminurie), (3) bilan ophtalmologique annuel pour dépister la rétinopathie. L'assureur peut demander un électrocardiogramme et un bilan cardiologique pour les emprunts importants.
Oui, la loi Lemoine est inchangée : pour tout prêt immobilier inférieur à 200 000 € par emprunteur (400 000 € pour un couple) dont le terme est avant les 60 ans de l'emprunteur, aucun questionnaire médical n'est exigé. C'est la voie privilégiée pour les personnes diabétiques sous ce seuil.
Article mis à jour le 18 mai 2026 · Sources : Loi Lemoine n° 2022-270, Convention AERAS, Santé Publique France 2025, HAS, FFD · Place des Finances SAS.
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